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PzKw V Panther

PzKw V Panther

Panther 01

On ne présente pas le Panther, qui a la réputation – justifiée ?- d’être le meilleur char allemand de la guerre. Et si comme moi vous pratiquez le wargame, vous ne laisserez d’opiner de la tête, ayant fait l’expérience de sa combinaison harmonieuse de blindage, de mobilité et de puissance de feu. Le dicton court qu’il fallait 5 Sherman pour tuer un Panther… mais qu’en est-il vraiment ?

 

Panther 07

Historique

Le Panther est plus ou moins le résultat du choc tactique causé par l’apparition du T34 et la nécessité d’y apporter une réponse qualitative. Développé à partir des plans d’un engin conçu par Daimler Benz en 1938, le Panther voit son poids passer des 35 tonnes initiales à plus de 45 tonnes : Hitler n’a eu de cesse d’insister pour qu’il soit doté d’un blindage plus lourd et d’un canon plus puissant. De fait, avec son canon KwK 42 de 75mm / 70 calibres, il est capable de  percer 10 cm de blindage à 1500 m, tandis que son blindage frontal de 80 mm d’un angle de 55° (équivalent à 130mm de blindage vertical) le met à l’abri de toutes les armes antichar adverses à longue distance. Dans les plaines russes aux lignes de vue infinies, le Panther ne peut que faire merveille… mais son problème sera qu’il combattra le plus souvent dans des terrains bien plus encagés. Là, il peut plus facilement être tourné,  attaqué sur ses flancs ou le blindage est de plus de 50% inférieur à celui de l’avant et par conséquent, détruit : dans le bocage normand, mais aussi dans les vallonnements d’Europe Centrale ou les paysages urbains d’Allemagne.

Panther 03

Et ce d’autant plus que malgré son coût élevé, le fauve n’est pas exempt de défaut : moteur surchargé, faiblesse de la transmission ou difficulté de maintenance de la suspension et du train de roulement sont autant de causes d’abandon par l’équipage et de perte sèche dans un contexte général de retraite. L’armée française reconstruite en tirera profit, et, dans les premières années d’après-guerre, déploie, une compagnie de Panthers en son sein (et le 75 mm du Panther sera à la base du canon de 75 mm qui équipera le 1er char français produit en quantité, l’AMX 13 qui s’illustrera face aux T 54  égyptien pendant la Guerre des 6 Jours). Faut-il pour autant critiquer la décision de le produire ? S’il est vrai que les ressources nécessaires à sa fabrication auraient permis de mettre en ligne 2 ou 3 Panzer IV H, l’Allemagne aurait-elle eu le carburant et les équipages pour les employer ? Le combat de Dompaire, où la 2e DB française anéantit à un contre un les Panthers de la 112e Panzerbrigade car leurs équipages, bien que motivés, sont très mal formés, semble amener une réponse négative. Produire le Panther n’était pas si absurde que ça, mais malgré ses qualités, indéniables, il n’a – heureusement – rien pu changer à ‘issue du conflit.

Panther 06

La maquette

Une fois n’est pas coutume, il ne s’agit pas ici d’un modèle « fast build », mais d’une véritable maquette de la marque Hasegawa (de fait, celle d’un Panther de la bataille des Ardennes). Hasegawa, en mes jeunes années, avait une excellente réputation de qualité, mais son prix m’en avait tenu éloigné. Force est de constater que  celle-ci n’était pas usurpée. La maquette a beau accuser son âge, avec ses chenilles souples, le montage ne pose pas de problème et permet d’apprécier le soin du détail du fabricant : j’ai particulièrement aimé le demi frein de bouche qui évite d’avoir à forer le canon, opération toujours un peu délicate. Le chef de char est fourni dans la boîte, de même que les décals (même si je me suis écarté sans scrupule des modèles proposés).

 

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