Infanterie Française 1940

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Quelques mots d'introduction

Un site dédié au jeu et à l’amusement et voici pourtant un sujet que, Français, je ne peux évoquer sans une certaine amertume. Il suffit de se rappeler les « running jokes » de 2003, cet esprit du temps qui se voulait drôle en se moquant de la France et des Français en faisant rire de leur défaite de 1940 pour les humilier et les punir d’avoir refusé de se joindre à l’aventure bushienne en Irak.

 « Fusil français, à saisir, jamais servi, jeté au sol une seule fois ! »…

« Savez pourquoi les routes de France sont bordées d’arbres ?

  • Pour que l’armée allemande puisse y marcher à l’ombre »

Savaient-ils seulement l’abime de souffrances qui s’ouvrait alors pour le peuple français ? Savaient-ils que 92 000 soldats français avaient donné leur vie en 6 petites semaines, de la percée de Sedan à l’Armistice, un rythme aussi soutenu que les grandes batailles de la guerre précédente ? Et ce sur une population de 40 millions d’habitants, alors que, pour faire une comparaison, leur défaite au Viet Nam a couté la vie à 50 000 soldats américains en l’espace de 9 années.

 

L'infanterie française dans la campagne de 1940

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2003 fut une crise dans les relations entre la France et les Etats-Unis qui, chez moi du moins a laissé quelques traces. Je vous prie de m’en excuser, mais il fallait que ces choses là soient dites. Pour en revenir à notre sujet, l’infanterie française en 1940, elle ne fut pas dans l’ensemble beaucoup plus mal commandée ou moins motivée que son adversaire allemande. Ses armes étaient dans l’ensemble équivalentes, même si rien n’existait en son sein d’équivalent à la MG 34 allemande, utilisable à la fois comme mitrailleuse moyenne ou légère. Notons toutefois que le fusil mitrailleur FM 24/29 était excellent et au début des années 70, le concierge de mon collège, qui l’avait manié 15 ans plus tôt lors de son service militaire, en parlait encore avec chaleur au gamin un peu « fana-mili » que j’étais et qu’il avait pris en sympathie.

Les troupes qui illustrent mon article sont des Dragons Portés, et sont donc des … cavaliers, appartenant aux Divisions Légères Mécaniques (DLM), elles mêmes relevant de la cavalerie (par opposition aux bataillons de chars de combat – BCC – ou aux Divisions Cuirassées de Réserve – DCR – qui eux appartiennent à l’infanterie. Chaque DLM est dotée d’un Régiment de Dragons Portés à 3 bataillons, en plus de ses deux régiments de chars à 80 appareils pièce, ce qui somme toute est insuffisant pour les missions envisagées (il est inutile de nier les carences organisationnelles de l’Armée de Terre Française de 40 , disons qu’elles n’expliquent pas tout, d’autant que des carences équivalentes sévissaient en face). Ces fantassins – pardon, ces cavaliers ! – bénéficient d’une motorisation intégrale, avec des camions Laffly, ou des autochenilles Citroen Kégresse qui leur donnent une excellente capacité de manœuvre. Il est à noter qu’avant d’être emportés dans la débâcle, le corps de cavalerie du Général Prioux infligera aux panzers de la Wehrmacht à Hannut et à Gembloux une de leurs rares défaites tactiques de la campagne. De plus, chaque régiment possède une compagnie sur Side-car, qui donnent un aspect si particulier aux opérations du début de la guerre.

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Les Dragons Portés des Armées Oubliées

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