Flotte Russe du Pacifique

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La guerre qui éclate en février 1904 entre le Japon et la Russie est liée à la rivalité des deux Empires pour le contrôle de la Mandchourie et de la Corée. Le Japon est d'autant plus exaspéré que son armée, victorieuse de la Chine en 1895; se voit déposséder de la Mandcourie, et de la base de Port Arthur (aujurd'hui LUshunkou en Chine Populaire) au profit du "médiateur" russe qui en profite pour convoiter la Corée, sous domination japonaise. C'en est alors trop, et en février 1904, les torplleurs de Togi=o - l'amiral japonais - mènent avec succès un raid audacieux au coeur de la base de Port Arthur, mettant hors de combat les deux plus puissants cuirassés de l'escadre du Pacifique.

La 1ère Escadre du Pacifique (la 2e sera celle qui, sortie de Cronstadt,  fera le tour du monde sous le commandement de l'amiral Rojestvensky pour se faire annihiler par Togo à Tsushima en 1905) est une forte puissante, la fleur de la marine impériale russe, bâtie autour d'un noyau dur de 7 cuirassés :

Le navire amiral, le Césarevitch (ou Tsarévitch)

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Construit au chantier naval de la Seyne sur Mer,armé de 4 canons de 305 mm en artillerie principale,  il présente la silouhette typique d'un pre*é-dreadnought français, avec une coque évasée étroite en haut et large à la flottaison, et une artillerie "en diamant" (1 tourelle à l'avant et à l'arrière, et 2 autres au milieu de chaque bord : la forme de la coque permet à celles ci de tirer vers l'avant ou l'arrière, au détriment d'une certaine stabilité). Lourdement endommagé lors du raid des torpilleurs, il est absent lors du combat de Port Arthur et lors de celui de la mer Jaune, il reçoit un obus du Mikasa qui tue sur sa passerelle l'amiral Vitgeft, plongeant l'escadre russe dans la confusion et précipitant son retour à Port Arthur alors que selon toute vraisemblance, elle aurait pu poursuivre sa mission et rallier Vladivostok, mettant le Japon dans une situation impossible. Le Tsarévitch se réfugiera pour sa part dans le port allemand de Tsingtao, où il est interné. Restitué à la Russie, il reprend du service en 1914 et sert jusqu'en 1923 sous le nom de Grsdjanine (Citoyen)

Le cuirassé Revitzan

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Armé lui aussi de 4 305 mm, il est bien différent dans so aspect du Cesarevitch. Navire moderne, il a été construit aux Etats-Unis. Endommagé lors du raid des torpilleurs, il prend la place du Tasrévitch lors de la bataille de la Mer Jaune lorsque ce dernier est endommagé, et charge seul la ligne des cuirassés japonais. Il est lourdement frappé par 18 obus, ce qui ne l'empêche pas de retourner à Port Arthur,, où il est capturé à la reddition de la place. Il sert dans la marine japonaise sous le nom de Hizen.

Le Pobieda et le Peresviets

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Ces deux cuirassés sont des hybrides de croiseur : armés de 4 pièces de 254 mm, ils ont moins de punch que leurs congénères mais ont un rayon d'action bien plus long. Tous deux seront sabordés à la reddition de Port Arthur et serviront dans la marine japonaise sous les noms de Suwo et de Sagami. Lors de la 1ère Guerre Mondiale, le Peresviets est restitué aux Russes, et malheureusement saute en 1917 sur une mine allemande en Méditerranée.

Le Poltava, le Sébastopol et le Vladivostok

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Ces trois bâtiments furnt construits en Russie, et armés de 4 pièces de 305 mm. Le Vladivostok sauta sur une mine japonaise lors de la bataille navale de POrt Arthur, entraînant dans la mort l'amiral Makaroff,  le commandant de l'escadre. CE fut un vtai tournant de la guerre, tant il manqua par la suite l'énergie, la compétence et le charisme d ecet officier qui avait su, en quelques semaines, redonner allant et combativité à des marins russes démoralisés par les succès japonais. Le Poltava et le Sébastopol prirent part à la bataille de la Mer Jaune, et finirent sabordés à Port Arthur à la reddition. Seul le pOltava fut renfloué, et servit dans la marine japonaise sous le nom de Tango, avant d'être rendu aux Russes. Il servit en Méditerranée sous le nom de Chesma. De retour en Russie à temps pour la révolution, il servit jusqu'en 1924.

Les croiseurs cuirassés

Une escadre de croiseurs cuirassés se trouvait au début de la guerre basée à Vladivostok, avec des unités assez disperates, le Rurik, le Gromoboï et le Rossiya. Leur mission était de géner les communications japonaises entre la métropole et la Corée. Après un premier raid modérément réussi - un transport de troupes coulé - ils tombent à Ulsan sur une escadre japonaise supérieure qui coula le Rurik et contraignit les 2 croiseurs survivants à retourner se réfugier à Vladivostok.

Le Rurik

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Le Gromoboï

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Le Rossiya

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Le Bayan

A Port Arhur se trouvait un 4ème croiseur cuirassé, le Bayan. Construit en France, et affecté dès le début à l'escadre du Pacifique, il fut lourdement endommagé lors du combat naval de Port Arthur, puis de nouveau quelques mois plus tard en heurtant une mine. Il finit lui aussi sabordé à Port Arthur.

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Les croiseurs protégés

Le Varyag

Au moment de l'attaque des torpilleurs à Port Arthur, le Varyag et la canonière Koryets se trouvaient à l'ancre à Chemulpo (aujourd'hui Incheon) quand une puissante escadre japonaise comprenant un croiseur cuirassé et pas moins de 5 croiseurs protégés. Sommé de se rendre, le capitaine du Varyag refuse, et, à l'issue de délai accordé, sort, pavillon haut, pour livrer un combat inégal. Il défile devant 4 croiseurs neutres peésent dans le port, qui lui rendent le honneurs en jouant l'hymne impérial russe. Dévasté par les tirs japonais, il finit par s'échouer. L'épave est renflouée par les Japonais et, à l'entrée en guerre du Japon, le Varyag est restitué aux Russes, et basé en Ecosse. Confisqué par les Britanniques lors de la révolution d'octobre, il est voué à la démolition, mais coule pendant le remorquage.

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Plusieurs croiseurs protégés se trouvent à Port Arthur, qui connaîtront des destins variés mais inévitablement tragiques.

Le Diana et le Pallada

Construits vers 1900, ils forment une classe de 3 bâtiments avec le croiseur Aurora, qui est 2ème survivant de Tsushima avec le japonais Mikasa et qui existe encore et se trouve aujourd'hui à Saint-Pétersbourg où on peut le visiter. Le Pallada fut sabordé à Port Arthur, le Diana put se réfugier en Indochine française à la suite de la bataille de la Mer Jaune, retourna en Russie à la fin de la guerre où il fut incorporé dans l'escadre de la Baltique. Il fut démoli sous les Soviets en 1925.

Le Pallada

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Le Novik

Petit bâtiment de 3 000 tonnes, achevé en 1902, le Novik poucvait atteindre une vitesse de 25 noeuds, remarquable pour l'époque. A l'iisue de la bataille de la Mer Jaune, il fait route vers Tsingtao plutôt que de retourner à Port Arthur mais à l'inverse du Tsarévitch, il décide de tenter sa chance en contournant le Japon par l'Est pour rallier Vladivostok à toute vitesse. Il réussit presque, mais est finalment découvert et coincé par les Japonais sur la côte de Sakhaline, endommagé et saboté par son équipage qui le saborde. Il est renfloué et réparé à grand coût pour servir dans la marine japonaise, mais est finalement démoli en 1913.

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Le croiseur Askold

A l'issue de la bataille de la Mer Jaune, le bâtiment choisit d'être interné à Shangai. Restitué à la marine Russe en 1905, il est affecté à Vladivostok, et fait la 1ère guerre mondiale dans le Pacifique. C'est là qu'il est saisi en 1918 par les Britanniques, qui l'envoient en Ecosse où il sert de navire-dépôt, avant d'être démoli en 1922.

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Le Boyarin

Navire malchanceux, le Boyarin fut victime de mines russes pendant la guerre russo-japonaise. Quand le mouilleur de mines Ienissei heurta une de ses propres mines, sa destruction fut attribuée par erreur à une attaque de torpilleurs japonais. Envoyé se rendre compte, le Boyarin heurta lui aussi une mine du Ienissei. Abandonné il dériva et en heurta une deuxième, qui l'acheva.

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